Publié le 8 août 2018 à 09:34 sous la rubrique Volkswagen

La D'Ieteren Gallery est depuis peu plus riche d'un pan de notre histoire. Une Volkswagen Polo de première génération a en effet rejoint la collection et pour célébrer la fin de sa restauration, nous l'avons emmenée à la rencontre de sa descendante, la nouvelle Volkswagen Polo.

Au-delà de son aspect émotionnel, cette réunion de famille est aussi l'occasion de mesurer le chemin parcouru par l'automobile, jusque dans ses segments les plus modestes. La Volkswagen Polo est apparue en 1975, mais l'exemplaire que vous voyez ici est une Polo L construite en 1978. Ce sont donc tout juste 40 ans qui séparent les deux Polo rassemblées sur ces images.

Notre Polo 1 cache sous le capot le moteur d'entrée de gamme de l'époque, à savoir un 4 cylindres essence de 900 cc, alimenté par un bon vieux carburateur et délivrant la bagatelle de 40 ch. Le moteur est accouplé à une boîte manuelle 4 rapports. Moteur de base, mais finition un peu plus haut de gamme, puisque la Polo L affiche des joncs chromés, des sièges au revêtement noir des plus élégants et surtout, le fin du fin, une planche de bord garnie de bois.

Bon, d'accord, de faux bois. Mais l'effet y est. Ses 40 ch peuvent sembler modestes, mais la Volkswagen Polo de première génération peut encore aujourd'hui revendiquer des performances très actuelles en ville, car elle n'accuse que – tenez-vous bien – 685 kilos sur la balance! Et en dehors des transformations esthétiques tant extérieures qu'intérieures qui ont jalonné ces quatre décennies, le poids des voitures est peut-être l'aspect le plus interpellant de cette évolution.

La nouvelle Volkswagen Polo pèse quelques 1.100 kilos. Qu'est-ce qui peut expliquer un tel "embonpoint"? C'est simple. En 40 ans, les exigences de tout le monde ont sensiblement augmenté. Les exigences des autorités, qui ont demandé aux constructeurs des voitures de plus en plus sûres et économiques, et celles du public, toujours à la recherche de plus de confort et d'équipement technologique.

En 1978, on ne parlait ni de NEDC ou WLTP (les normes de consommation), ni d'étoiles Euro NCAP (la cotation du niveau de sécurité).

En 1978, on cherchait sa route sur une carte. Ecouter de la musique en voiture était encore un luxe et si on avait chaud, on ouvrait la fenêtre en tournant la manivelle. Le téléphone à bord? Uniquement dans les luxueuses limousines.

Les Volkswagen ont toujours compté parmi les voitures les plus robustes.

Voilà donc tout ce qu'il a fallu ajouter dans une automobile, jusque dans une citadine comme la Polo. Airbags, ceintures de sécurité aux places arrière, renforts structurels, ABS, ESP, contrôle de traction, climatisation, système multimédia de plus en plus évolué, vitres électriques, caméras, capteurs de pluie et d'obscurité, cerveaux électroniques dédiés à la gestion du moteur et au comportement routier de la voiture, systèmes de dépollution…

Et n'oublions pas que les conditions de trafic ont elles-aussi beaucoup changé, depuis 1978. Aujourd'hui, plus personne n'échappe aux files, ce qui rend quasi indispensable un équipement que nous rangerons dans la catégorie "confort": la boîte automatique DSG.

Le public le sait: les Volkswagen ont toujours compté parmi les voitures les plus robustes, les plus fiables, les plus sûres et offrant l'un des meilleurs rapports qualité/prix du marché. C'était le cas de la première Polo, et c'est encore plus le cas de la dernière en date. Un progrès qui se mesure aussi en kilos et en centimètres. Que de bonnes nouvelles…